الجمعة، 5 ديسمبر، 2008



L’ami Michel COLLON m’autorise à reproduire sur kissa-online le message qu’il a edité sur le site altermondialiste "alter info " (ici) apres sa participation à l’emission « ce soir ou jamais » du 3/12/08. lisez c’est effrayant !

Le 3 décembre, j'ai participé au débat de Ce Soir ou jamais sur France 3: Iran, Irak, Proche-Orient : que va faire l'Amérique ? Durant ce débat que vous pouvez visionner à :
Débat Moyen-Orient( ici)
j'ai cité une déclaration cynique et significative de Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël en 1948. Mes contradicteurs défenseurs d'Israël ont affirmé que "mes sources étaient fausses" et que la citation ne serait pas de lui.

Après vérification, la citation est bien de Ben Gourion, la voici au complet en original :

"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"
David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121


Mes contradicteurs, n'ayant pas d'arguments sur les faits, ont utilisé une méthode mesquine classique : semer le doute sur un point de détail pour détourner l'attention du fond du problème. Vous trouverez ici plus bas une petite sélection de déclarations colonialistes et racistes, comme on peut en trouver chez tous les grands dirigeants israéliens.

Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont témoigné leur soutien. Et surtout je leur demande de nous envoyer les meilleurs articles, témoignages et analyses sur l'injustice faite aux Palestiniens. Pour diffuser dans notre sélection hebdomadaire d'articles. Pour contrer les mensonges, "nous sommes tous des journalistes".



LA PENSEE DES DIRIGEANTS D'ISRAËL :

" Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).

" Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).

" Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” ! " Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).

" Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé ". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969

" C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres ". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).

" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe ". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).

" Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)

MICHEL COLLON
Avec l'équipe Investig'action
www.michelcollon.info



تعليق ahmed

il faut que les adorateurs d'israel
et ceux qui voudraient "visiter" israel avant de mourir viennent lire ce que ont dit d'eux les fondateurs de cet etat raciste



تعليق yaouh

J'ai lu ça aussi :

L'illégitimité d'Israël, conformément aux règles internationales


Indubitablement, l'occupation de la Palestine en 1948 et la création d'Israël sur ce territoire étaient l'œuvre de l'injustice, de la violation des règles et principes internationaux dont les résolutions de l'ONU. Nombre d'analystes sont d'avis aujourd'hui qu'Israël n'est pas légitime en tant que pays. C'est un avis très argumenté, solide et juste, compte tenu des facteurs envisagés dans les droits internationaux pour la création d'un pays.

D'après les droits internationaux, le pays constitue une association permanente et en ordre d'un groupe d'être humains qui vivent et habitent, en permanence, sur un territoire précis et déterminé et qui sont soumis à un pouvoir politique indépendant.

Avec cette signification, les éléments composants d'un pays s'avèrent une population, une terre précise et un gouvernement. Ce qui ne conforme pas à Israël.

Concernant le premier élément, à savoir la population : les Juifs se trouvant en Palestine occupée n'appartenaient pas à ce territoire, ils y avaient été emmenés, en effet, des quatre coins du monde, malgré les habitants véritables de ce pays.

Quant au territoire, il faut dire qu'Israël ne dispose pas de frontières déterminées et qu'il est donc en lutte permanente avec les Palestiniens, ainsi qu'avec les habitants des pays arabes voisins, sur l'intégrité territoriale des régions occupées.

Et s'agissant du troisième facteur qu'est le gouvernement. Il est clair que le gouvernement doit être le représentant d'une nation, alors qu'il est des plus évidents que l'état d'Israël, non seulement ne représente pas les habitants de la Palestine mais qu'il a, aussi, causé la mise en errance de ces derniers.

Ceci dit, ce qui a eu lieu en Palestine, c'est d'une part l'usurpation du pouvoir politique et de l'autre l'occupation d'une terre.

Dans la reconnaissance d'un pays, il y a deux théories.

D'après la première, un pays est un phénomène social et historique qui est loin des règles habituels juridiques, il sera donc créé dès que les trois éléments et facteurs de la création d'un pays sont réunis. Dans ce cas, la reconnaissance du pays ne signifie pas sa légitimité. Israël est ainsi dépourvu de crédibilité et de légitimité parce qu'il manque ces trois derniers éléments.

D'après la deuxième théorie, la reconnaissance des autres pays d'un nouveau pays lui accorde le prestige international et la légitimité. Ceci dit, certains estiment que la reconnaissance de ce régime par certains pays est la raison de la légitimité de ce régime, tandis que certains autres disent que l'acceptation de son adhésion par l'ONU signifie son prestige et crédibilité légale. Alors que la reconnaissance d'un pays ne peut ni signifier sa légitimité ni justifier sa création. Or, la reconnaissance d'Israël par certains gouvernements ne peut accorder aucun droit à Israël pour occuper la Palestine. Certes, la reconnaissance d'un pays ne peut faire oublier et effacer le pêché et la faute qui ont été commis, avec la violation et l'occupation d'un territoire.

Par exemple, en 1936, nombre de pays ont reconnu, officiellement, l'annexion, provisoirement, de l'Ethiopie à l'Italie, mais cette reconnaissance n'a pas légalisé la démarche de l'Italie, ne donnant, d'ailleurs, aucun droit à l'Italie de se prononcer sur ce pays.

En 1932 aussi, après l'attaque du Japon contre la Chine et l'occupation de Mandchourie, le Secrétaire d'Etat américain de l'époque, Henry Lewis Stimson, a annoncé que l'Amérique ne reconnaissait aucun traité ou accord, allant à l'encontre du Pacte de Paris, qui interdit tout recours à la guerre et l'agression. C'est une idée et théorie acceptée par la Communauté mondiale. Il n'y a donc, aujourd'hui, aucun doute sur la non reconnaissance d'un nouveau pays ou d'une nouvelle situation due à l'imposition illégale et la force. A l'appui, on peut évoquer l'article 20 de la charte de Bogota, datée de 1948, l'article 20 de la charte de Buenos Aires de 1967 ainsi que la Déclaration concernant le principes des droits internationaux sur les relations amicales et la coopération entre les pays, ratifiée par l'assemblée générale de l'ONU, signé le 24 octobre 1970.

Pour faire croire que leurs actes agressifs sont légaux, les sionistes ont eu recours à la résolution onusienne sur la législation internationale, alors que l'ONU ne dispose pas de pouvoir législatif, d'autant plus qu'elle n'a jamais voulu créer ou disloquer un pays, en adoptant des lois. L'assemblée générale de l'ONU peut agir seulement dans le cadre de sa charte. Le vote sur le partage et la division de la Palestine a violé les articles 10 et 14 de cette charte, de même qu'il a contredit la clause 2 de l'article 1 de la charte de l'ONU.

Ceci dit, le vote de 1947 qui assure le plan du partage de la Palestine a été, indubitablement, adopté en dehors des compétences de cette instance. La charte de l'ONU autorise le Conseil de sécurité à conseiller des décisions et pas le droit de prendre de décisions. De même l'assemblée générale ne peut accepter les décisions qui ont été appliquées par force.

Le vote sur la division de la Palestine était donc un simple conseil : il avait prévu une commission de 5 personnes et la gestion de la Palestine par cette commission. Le Conseil de sécurité ne doit pas donc envisager diviser la Palestine mais y établir et sauvegarder la paix.

Tout cela prouve qu'Israël est illégitime. Ceux qui ont déclaré la création d'Israël ne peuvent pas prouver leur acte par des raisons et argumentations juridiques. Des raisons imaginaires et fictives, telles que la création d'un état juif, d'après la promesse de Dieu, ne pourront jamais justifier l'occupation de la Palestine et donner la légitimité à cette entité.